Sebastiàn de Neymet

QUI ES TU ?

Sebastián de Neymet. Je suis méxicain, j’habite Toulouse depuis 20 ans. Mon chat est mort, je suis seul dans la vie.

TON PARCOURS

Sebastián de Neymet est né il y a longtemps à México.
Un enfant potelé et souriant (possiblement destiné à être né ailleurs).
Les premières années passent avec des sourires encourageants, mais il semble prendre conscience rapidement de l’endroit bizarre et sauvage où il se trouve.
Il parle peu, il rétrécit, mais il survit.
Il est le fils d’une mère métisse, psychologue nihiliste aux rêves de bourgeoisie parisienne, et d’un père comte en exil qui voudrait juste qu’on le laisse tranquille faire ses mots croisés.
Bien caché, il observe. Il encaisse les coups passagers sans répondre.
Il joue dans un coin ou sur un toit avec des chats et des figurines ; il fait des petits dessins dans des papiers jusqu’à l’âge de raison, où il part faire fortune à l’étranger.

L’étranger du nord bien sûr, là où tout est beau et ordonné, là où il pense finalement pouvoir se sentir normalement étranger.
Obligé par cette société responsable de se trouver une profession, il décide, sans trop penser aux conséquences, mais après avoir vu le programme de l’école d’ingénieurs, de devenir artiste.

Il s’inscrit alors à l’École des Beaux-Arts de Toulouse, où il apprend avec rudesse qu’il n’est pas près de s’adapter.
Et hélas, il n’a pas appris ni à peindre, ni à sculpter.
Il a surtout entendu toujours plus fort les questions du pourquoi et du comment et du patati et du patata.
Une année applaudi, la suivante décrié, il décide d’assumer sa différence, de garder son accent mexicain, et de se pencher davantage sur l’esprit contradictoire de l’existence.

Il s’installe définitivement à Toulouse, une ville tranquille où les gens sont légèrement chaleureux, mais suffisamment grande pour rester un inconnu.
Bien sûr, on lui a dit de ne pas peindre, alors il peint. Mais en faisant toujours attention d’exposer le moins possible, bien entendu.
Il sort parfois quand même, plus pour danser, cœur latino oblige, que pour travailler, cœur latino comprend pas.

Il s’enferme souvent. Il remplit petit à petit son deux pièces. Il s’attèle à combler tout espace vide avec des objets qu’il trouve, qu’il peint, qu’il fabrique.
Et là, il trouve enfin sa bonne place.

QUE FABRIQUES TU ?

En ce moment je fais surtout du modelage en argile, mais je travaille aussi avec le bois, des tissus, le carton, le papier et toute sorte des choses que je récupère.

Je peins et je dessine aussi. Et je fais du graphisme, de la photo, des vidéos et des animations vidéo. 

Je travaille essentiellement chez moi où j’ai installé mon atelier. J’ai mon ordinateur, mes machines pour couper, poncer, percer. Et mes petits outils et pinceaux, car j’aime bien travailler petit.

Je fais des têtes, des corps, des mains, des cœurs. Des fois des animaux.

QUELLES SONT TES SOURCES D’INSPIRATION ?

Le Méxique, la nature, l’art brut, la folie, la religion, l’amour et la mort.

SI TU ETAIS UNE DE TES CREATIONS LAQUELLE SERAIS TU ?

A la base, toute création que je fais est un autoportrait.

3 CHOSES QUE TU AIMES, 3 CHOSES QUE TU N’AIMES PAS ?

La solitude, les grands espaces, les animaux. Les multitudes, le temps qui passe, l’injustice.

QUEL EST TON MANTRA, TA CITATION PREFEREE ?

Création, passion, boisson.
Vanitas vanitatum, omnia vanitas.

OÙ TE TROUVET-T-ON (A PART MANO FACTO) ?

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